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Nous sommes malheureusement obligés de décliner l’invitation, faute de moyens humains et financiers d’y participer

+ Edition 2009 le 18 avril

Après quelques difficultés logistiques (merci encore à Sylvain Plantureux et à Cécile Bataille de leurs coups de main) et une très longue route de 8h, Charlie, Désir et  Everest de l’élevage Xéfosse ainsi que moi-même sont arrivés tard le soir à Faverges où Philippe Gauthier (responsable de la manifestation et technicien caprin de la Chambre d’Agriculture 74) nous attendait déjà. Les animaux ont trouvé un box très bien préparé avec du bon foin savoyard. Les collègues des autres associations m’attendaient pour partager un diner champêtre où nous ne sommes pas restés très longtemps sur les présentations. En effet, l’échange de nos expériences allait bon train tout au long du week-end.

La nuit était très courte car il fallait préparer le stand et surtout les animaux avant l’ouverture officielle par les politiques locaux. Le samedi matin, une table ronde réunissait l’Institut d’Elevage représenté par sa chargée de mission caprine Delphine Duclos et les associations des chèvres : celle de race pyrénéenne (représentée par son président René Verdaguer), l’association pour le renouveau de la chèvre du Massif Central (fraîchement agréée) représentée par son président Didier Bouet, l’association de sauvegarde de la chèvre de Savoie représentée par son président Yves Lachenal, sa secrétaire Cathy Berthet et quelques éleveurs ainsi que l’association des amis de la chèvre de Lorraine représentée par moi-même.

Les discussions ne suivaient pas forcément l’ordre du jour initialement prévu. Les différents témoignages des associations ont montré la multitude des voies possibles. Les difficultés rencontrées et les remèdes, le soutien éventuel des instances politiques locales, le dynamisme des éleveurs, les relations (favorables ou défavorables) avec le monde agricole dépendant fortement du contexte local. Il n’y a pas une recette qui marche partout. Une autre difficulté consiste à apprendre la gestion d’un éparpillement géographique pour organiser le travail associatif sur un large territoire (la chèvre des Pyrénées et celle du Massif Central).  Une reconnaissance se construit peu à peu et nécessite la démonstration que l’effort ne s’essouffle pas après les premiers succès. La chèvre du Massif Central a beaucoup insisté sur la tenue des registres des animaux par les éleveurs – la négligence sur ce point leur a couté plusieurs années ! Les troupeaux des chèvres de Savoie sont multi-couleurs (très joli, je l’avoue) mais la limite avec l’Alpine chamoisée n’est pas aisée à percevoir ce qui rend la communication nettement moins facile.

Il reste aussi le contact avec les autres associations qui ont autant écouté notre expérience (pourtant bien jeune) qu’elles ont donné la leur. Nous avons eu beaucoup de compliments sur les animaux exposés (j’étais assez exigeant avant le départ) mais aussi sur notre travail de structuration (augmentation des effectifs, premier standard, instauration d’un classement, début d’un contrôle laitier simplifié, rédaction d’une charte pour se distinguer de l’élevage intensif). Même si j’enlève une certaine dose de politesse – il reste la reconnaissance du travail accompli dans l’Est de la France. Nous faisons désormais parti du paysage caprin et on peut y être fier !


Dans le chapiteau, il y avait également des représentations d’autres races de chèvres française (Angora, Rove), italienne (Nera Verzasca de Bergamo) et suisses (Cou noir du valais, Valdotin et Saanen) ainsi que les moutons Thônes et Martaud. Malheureusement, le collègue italien ne parlait pas le français. J’aurais bien discuté un peu avec lui.

Nous n’avons pas l’exclusivité de la robe herminé gris, mais elle n’est pas fréquente du tout et attire beaucoup d’attention. Combien de fois ai-je entendu « qu’est ce qu’elles sont belles, vos chèvres ! ». La taille de Charlie a également impressionnée. Il était – ensemble avec les boucs italiens - la vraie star du chapiteau et très côtoyé par les photographes. J’ai d’ailleurs décliné plusieurs offres d’achat… Il faut retenir qu’il est vraiment important de n’exposer que des animaux qui typent bien afin de soigner le message. La question de la valeur laitière a été également posée fréquemment (il ne faut pas lâcher le contrôle laitier !).

La couverture médiatique a été assurée par FR3 bleu Savoie, les journaux locaux et surtout 5000 visiteurs très bien calés en questions caprines.

Je n’ai pas recruté de nouveaux adhérents. Même s’il y avait 2-3 personnes à priori  intéressées. Je n’ai pas insisté car la Savoie ne représente pas notre zone privilégiée d’implantation.


Le samedi soir nous étions invités pour visiter l’élevage Lachenal, à quelques km de Faverges. Le président de la chèvre de Savoie nous a montré fièrement sa chèvrerie (capable de fonctionner en autonomie totale quand la neige empêche toute circulation). Nous avons assisté à la traite (45 chèvres à la main sans installation quelconque de traite) et il nous a parlé des mois aux alpages où les chèvres produisent du lait exclusivement avec de l’herbe (sans aucun apport de concentré). Le lait est transformé au chalet et six cochons en plein air valorisent le petit lait. Un vrai système de circuit fermé voir autarcique. Les discussions autour du bâtiment et les pratiques d’élevage allaient bon train jusqu’à tard la nuit. Le dimanche était à nouveau consacré à l’exposition avant que Charlie et ses drôles de dames retroussaient chemin en début de l’après-midi pour rejoindre la Lorraine.


Un dernier mot de remerciement à l’association de la chèvre de Savoie et la Chambre d’Agriculture 74 représentée par l’organisateur Philippe Gauthier pour leur soutien logistique sur place mais aussi financier qui a rendu notre participation possible sans casser notre cagnotte. L’ambiance conviviale et très amicale tout au long du week-end ne m’a pas fait regretter le grand effort du voyage un seul instant !


A chacun de s’inspirer de ce franc succès pour les manifestations plus locales qui suivent.


Stefan JURJANZ

+ Edition 2010 du 9 au 11 avril

Association des Amis de la Chèvre de Lorraine


 Le printemps des chèvres à Faverges (74)